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 l'autisme

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cascano
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MessageSujet: l'autisme   Ven 4 Mai - 9:33

L'autisme est considéré comme un trouble du développement neurophysiologique par la communauté scientifique internationale.
Il se manifeste par un certain nombre de signes mais il s'agit, essentiellement d'une difficulté, voire d'une impossibilité de communiquer avec l'entourage.
Les signes du handicap sont multiformes, très variables d'un sujet à l'autre: anomalies de langage (absence de langage, écholalie), hyper-activité ou hypo-activité, agressivité envers les autres et envers lui-même, mouvements stéréotypés, difficulté voire impossibilité de déglutir, insensibilité à la douleur. Ils sont souvent accompagnés d'une angoisse latente très profonde.
Cette liste n'est pas limitative.

Les symptômes apparaissent avant l'âge de trois ans. Des signes avant-coureurs peuvent même être détectés dès 6 mois. Ces symptômes persistent toute la vie. Bien que des améliorations puissent se produire dans différents domaines, dans la plupart des cas l'autisme constitue un très grave handicap sur le plan verbal, social, intellectuel puisque, à l'heure actuelle, aucun traitement n'a fait preuve de son efficacité au plan curatif.

L'autisme est un handicap fréquent, avec environ 1 cas pour
1000 personnes mais la prévalence est plus élevée quand d'autres troubles proches de l'autisme sont inclus, comme le syndrome d'Asperger. Certaines statistiques américaines font, effectivement, état d'une prévalence de 14 individus atteints pour 10 000.

L'autisme est beaucoup plus fréquent chez les garçons que chez les filles (4 garçons pour 1 fille). Dans 10 à 25% des cas, l'autisme est associé à des maladies génétiques connues (sclérose tubéreuse, syndrome de l'x fragile). Cependant, dans la majorité des cas les mécanismes biologiques responsables de l'autisme sont, à ce jour, inconnus.
L'un des problèmes le plus difficile est celui du diagnostic précoce de l'autisme. Les médecins sont très mal formés dans ce domaine et, souvent, hésitent à porter un diagnostic ou, plus simplement, ne détectent pas le handicap.
Trop souvent le soupçon n'apparaît qu'avec la scolarisation en classe maternelle qui s'avère être un échec, alors qu'une prise en charge précoce est un facteur positif quant à l'évolution de l'enfant.

Pendant de nombreuses années, en l'absence de données scientifiques concernant l'autisme et compte tenu des symptômes d'ordre psychiatrique qu'il provoque, l'autisme a été considéré comme une psychose parmi d'autres.
On estimait que l'autisme trouvait son origine dans une relation de mauvaise qualité entre la mère et l'enfant. Les tentatives de traitement étaient donc exclusivement psychanalytiques, avec tous les insuccès que l'on connaît et, pour les parents rendus responsables du handicap de leur enfant, d'immenses dégâts psychologiques.
Il est maintenant connu qu'une dépression de la mère peut, parfois, entraîner un syndrome autistique chez l'enfant. Mais il s'agit, dans ce cas, de troubles qui peuvent être transitoires tandis que l'autisme vrai est irréversible, même si une évolution positive est parfois possible.

Depuis quelques années les recherches scientifiques réalisées sur l'autisme ont permis de commencer à en cerner l'origine et la physiopathologie.

De nombreux arguments indiquent la participation de facteurs génétiques dans les cas d'autisme "primaire", c'est à dire sans pathologie organique associée.
En effet l'autisme est de 50 à 75 fois plus fréquent chez les familles ayant déjà un enfant atteint d'autisme que dans la population générale.
D'autres études montrent que la ressemblance pour l'autisme est beaucoup plus élevée chez les jumeaux monozygotes (vrais jumeaux) que chez les jumeaux dizygotes (faux jumeaux), démontant l'implication de facteurs génétiques.
De fait, parmi toutes les maladies psychiatriques, l'autisme est la pathologie la plus génétique et à l'heure actuelle, les chercheurs estiment que 3 à 15 gènes contribuent aux troubles autistiques. Ces gènes peuvent agir indépendamment ou ensemble et peuvent également agir de concert avec d'autres facteurs.
Il semble que le chromosome 6 porte un gène contribuant aux troubles autistiques mais d'autres chromosomes (7 et 15) semblent également présenter des gènes qui jouent un rôle dans l'apparition de la maladie.

De nombreuses études montrent que ces anomalies géniques entraînent des dysfonctionnements de certaines zones du cerveau chez les sujets autistes.
Il a été, par exemple, montré que dans 80 % des cas d'autisme, le débit sanguin était significativement diminué de façon bilatérale au niveau des lobes temporaux. Ces zones du cerveau étant impliquées dans la "perception sociale", une anomalie de ces régions serait pertinente avec les difficultés relationnelles observées chez les autistes.

Ces différents éléments amènent à penser que l'autisme, tout d'abord considéré comme d'ordre purement psychiatrique est, en réalité, un handicap d'origine organique qui s'exprime au travers de toute une série de symptômes, entre autres, de type psychiatrique.



















SIGNES LES PLUS CARACTERISTIQUES DE L'AUTISME :







L'autiste :
- est fasciné par les objets qui tournent,
- obtient des résultats inégaux dans les mouvements précis,
- ne craint pas le danger,
- établit difficilement des contacts avec autrui,
- établit difficilement le contact visuel,
- est hyper actif ou hypo actif,
- s’adonne à des jeux obsessionnels,
- éclate de rire sans raison valable,
- semble être sourd,
- résiste aux caresses,
- fait des crises de larmes, est désemparé sans que l’on sache pourquoi,
- résiste aux méthodes conventionnelles d’enseignement, présente des anomalies du langage (écholalie, absence de langage)
- semble insensible à la douleur,
- résiste aux changements de routine,
- préfère s’isoler,
- exprime ses besoins par des gestes.




















L'AUTISME EN QUELQUES CHIFFRES :







Selon l'INSERM (2001), la prévalence (nombre de personnes atteintes rapporté à la population) de l'autisme est de 9/10 000 habitants, et, au total, la prévalence de toutes les formes de TED est de 27.3/10 000.

Des études plus récentes rapportent des taux de prévalence plus élevés, de l'ordre de 17/10 000 pour l'autisme et de 60/10 000 pour l'ensemble du spectre autistique.

Seulement 10% d'entre eux ont une place dans une structure spécialisée en France.


9/01/2007
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